Archive pour octobre 2009

7didane fils de P…

…ub! Oui juste fils de pub, je vous ai bien eus, là, hein?! Vous avez cliqué sur le lien à toute vitesse et maintenant que ça a plus l’air d’un jeu de mots qu’autre chose, vous avez envie de partir..non?!  Restez! Restez les amis, parce que je pense que vous aimerez la suite. J’avoue que cela me démangeais de completer le « P » par les lettres aux quelles vous pensez, mais je crois que je me retiendrais, cette fois… Il y a bien mieux à faire!

Lors de sa dernière sortie, notre cher 7didane, a pondu un œuf avarié, telle une poule dont le système génital aurait quelques défaillances au niveau de l’horloge biologique. Non, sérieusement, 7didane a manqué le coup de se faire de la bonne pub, comme celle que je lui fais, à contre cœur, ici présent et aurait pu attirer les feux de la rampe sur son blog désert autrement, qu’en allant essayer de faire du mal à deux des plus grand personnages de la blogoma.  Mais, comme il devrait y avoir un con dans toutes agglomération… Ce  fils de pub  y est allé par le plus court des chemins, préférant un ton provocateur, seule chose qu’il sait faire derrière son écran d’ordinateur où il joue aux durs, alors que tous nous savons, enfin quelques uns d’entre nous, que c’est une petite fouine aux bijoux de familles aussi mous qu’un poulpe atteint de rachitisme. N’imaginez pas la bête, je vous la servirai un jour toute crue, quand je la choperai!

Je disais, donc, que 7didane a voulu se la jouer très critique, mais a raté son coche, dès lors qu’il a dénigré le travail, l’engagement et le talent de deux des plus grand personnages de la Blogoma, si je ne crains de dire, les plus grands tout court. Ce que 7didane ignore, puisqu’il ne lit que dans le sens tordu de son esprit, c’est que Jankari, dont il dit qu’il ne rédige que 12 billets par an, et que la plus part sont des liens importés; est en fait l’un des premiers marocains à avoir créé un blog, il était aussi rédacteur de contenu sur menara, avant de se lancer dans une aventure en solo, après avoir défrayé la chronique en divulguant une grosse affaire de dilapidation de fonds publics, qui lui a valu un coup d’éclat, vu qu’il a contribué au licenciement d’au moins un pourri de cette nation. Précurseur en communication web, dans le domaine des NTIC, son site a été une référence dans le domaine avant qu’il ne se tourne vers la formation et l’expertise dans le blogging et le e-journalisme.

Quant à Larbi, alors là, mon cher petit 7didane, tu ne peux même pas imaginer combien tu sous-estimes l’homme, en allant croire qu’il soit capable de publier quelque chose qui lui soit téléphonée comme tu le penses. Larbi, ingénieur informaticien, spécialisé dans le secteur financier, est un consultant de renommée dans paris si je ne crains de dire, toute la France et même plus loin l’europe. Ce supporter de l’OCK, risque de te surprendre, comme je suis sûr que tu te surprends des fois à avoir une érection comme les hommes, par l’étendue de sa culture et de son intelligence. Il prépare soigneusement, chacune de ses sorties, et google n’a pas de secrets pour lui, au contraire d’autres qui ne savent chercher que là où il sent mauvais, puisque ça leur rappelle les origines rectales par où ils sont nés (oups le coup est parti tout seul)!

Ces deux hommes, mes chers lecteurs, même s’ils ne sont plus à présenter, ont été  mes mentors et mes idoles lorsque j’ai commencé cette aventure des blogs. Leur travail, leur dévouement et leur attachement à leur mission n’est plus à prouver. Ils sont mes amis, et je suis fier de les compter parmi mes amis (la répétition est voulue), et comme je suis connu pour mes positions extrémistes, je déclare devant vous, tous, que j’ai commis ce billet intentionnellement, dans le but de nuire à 7didane et je ne m’en trouve pas désolé!

Maintenant, petit 7didane de merde, avises toi, juste avise toi encore une fois, de faire du bruit comme tu l’as fait, et je me ferai une joie de te dédier toute une saga à même de raconter ta petite vie de petite salope, et te démasquer aux gens sous tes vraies couleurs. Crois-moi, tu seras pris à ton propre jeu…Fils de pute! Zut, j’ai fini par le dire :) !

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Le faiseur d’amour (Mersoul Alhob) 3

Salah, savait, à l’intérieur de lui, qu’il devait se surpasser pour aider son ami à gagner les faveurs de Nadia. Il le lui devait pour les années qui les avaient unis, pour la fraternité sont ils avaient scellé le pacte depuis le jour où ils se sont rencontrés. Ce qui le motivait pour cette « mission » était bien plus que son métier de faiseur d’amour, car le client n’était pas des moindres d’abord, et aussi parce qu’il n’avait pas le sentiment, cette fois, de travailler. Cela l’effrayait, de penser que son rôle prenait d’autres sens que la simple lettre qu’il irait écrire à une fille, pour adoucir son cœur, lui qui avait avant, attendri des crocodiles comme Safaa, la mégère, avec des paroles qui lui firent fendre le battant d’amour pour Thami, le fils du boulanger. Il était fier, de les regarder ensemble, rentrer chaque été de Strasbourg, à bord de leur infatigable Peugeot 605.

En marchant avec son ami, il ne pensait pas plus à ce qu’il allait faire, qu’à ce que cette relation signifiait à ce dernier. Il s’arrangea pour dévier la discussion sur le prochain match des lions de l’atlas contre la Belgique qui avait lieu l’après-midi même, et la nécessité de réserver leurs places au café, pour ne pas devoir regarder la rencontre seuls chez eux. Parler de football à un amoureux, n’est pas si vain que cela, puisque l’idée fit mouche plus fort encore que ne pensait Salah. Ahmed, se prit d’une énergie subite, et décida qu’il allait prendre en charge les frais du café, et même qu’il ramènerait les drapeaux que son père garde au garage et qui ne servent à rien depuis le 3 mars.

C’est fou ce que les hommes sont capables de faire pour l’amour du ballon rond, plus encore quand c’est l’équipe nationale qui joue…La coupe du monde. Ils sont capables de dépasser leurs peines, oublier leurs rendez-vous, leurs femmes et leurs enfants…Ils peuvent ne pas manger, ne pas boire, pourvu qu’ils ne ratent pas le match et que le Maroc gagne, comme en 1986, où lorsque cette nuit, les lions de l’atlas ont terrassé le Portugal pour être la première équipe, africaine et arabe, à accéder au second tour du mondial. Cette nuit là, le Maroc a vibré ! Le Maroc de Hassan 2, le Maroc de Tanger à Lagouira, le Maroc de Mostapha Alaoui, le Maroc de Mehdi Faria…

Salah, profita de l’excitation de son ami, pour prétexter une course qu’il devait faire pour sa maman, et se retira vers chez lui, où il s’empressa de regagner sa chambre, enfin la chambre qui lui servait de cagibi le soir, quand la table à manger, est redressée contre le mur, que sa grand-mère se retire pour se coucher dans le m’rah et que sa maman s’enfermât avec son petit frère dans la seule chambre à coucher de la maison. Il ouvrit un tiroir du vieux meuble qui leur servait de placard mais aussi de meuble télé, et sortit un classeur particulier. C’était sa caverne d’Ali Baba, son petit trésor à lui. S’y trouvaient de vieilles photos de son père, tous ses bulletins scolaires, des coupures de journaux qui portaient ses contributions anonymes à l’ODJ, ses rêveries transcrites en histoires…et la fameuse lettre qu’il avait écrite à celle qu’il aimerait.

Il resta assez longtemps, là, à lire sa lettre une dernière fois, à essayer d’en apprendre les tournures par cœur, avant de s’en séparer pour une cause à laquelle il était prêt à sacrifier tout ce qu’il avait, dusse-t-il faire le nègre de ses sentiments les plus vrais, les plus purs. Il savait très bien que son geste n’était pas vain pour l’amour de son ami, mais pour la première fois de sa vie, il sentait une amertume à faire ce qu’il faisait. Il écrivait des mots d’amour, qui n’étaient pas les siens dès lors qu’il n’avait de légitime que le verbe dont il maitrisait les moulures. Il avait promis son cœur une joie pareille à celle qu’il voyait dans les yeux de ceux qui se réjouissaient à la vue de leurs aimées, mais voilà qu’il en venait à croire, qu’il sera à tout jamais, qu’un faiseur d’amour pour les autres. Lui, devrait attendre une autre heure…Il aimait Nadia, mais jusque là, il n’avait jamais avoué cette passion, pas même à lui-même…

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Récit de derrière les barreaux (5)

Il ne s’était pas écoulé beaucoup de temps, depuis que j’avais avalé la lie de mon dan’up d’un trait, et sombré dans un semblant de sommeil à même de me soustraire à la lourdeur du temps, et au farouche des regards qui m’enviaient ma couverture « spéciale », que je fus réveillé par un brouhaha qui se faisait de plus en plus bruyant, au fur et à mesure que ces commanditaires, s’avançaient un peu plus dans le vestibule qui conduisait dans la geôle. Une horde de flics débarqua d’un coup, encerclant trois gars d’une taille très imposante, tous torses nus, les bras tailladés et jurant par tous les Dieux de se venger de je ne sais quel fils de pute. Eux, ne se sont pas trop fait traiter comme j’ai vu se faire malmener tous ceux qui ont été introduit ici après moi !

Les policiers avaient du mal à les contenir, et semblaient même les prier de ne pas s’en faire. Cela peut paraitre drôle, mais même un flic du haut de ses pouvoirs chimériques, a la trouille face à un gaillard de ce genre. Ils les appelaient par leurs prénoms et leur firent les bises, une fois que le calme vint à se réinstaller et que les trois malabars daignèrent se plier à la procédure. La fouille corporelle et le retrait de ceinture, lacets et autres objets, leur fût même épargnée. Ce n’est que lorsque l’un d’eux a commencé à se lacérer le bras gauche à l’aide de son pendentif en forme de plaque d’immatriculation militaire, qu’ils furent délestés de tous leur arsenal interdit et fin prêts à entrer nous disputer un espace déjà rétrécit par les anciens locataires. Une peur justifiée me prit le cœur, quand j’en suis venu à penser qu’ils pouvaient facilement me briser les os si je refusais de leur céder ma place, moi qui étais face aux barreaux, portais une chemise rose, avais les cheveux plaqué au gel et sentais Fahrenheit. J’étais facilement repérable comme le Zbida des Zbidas, la cible la plus facile de toutes, et je commençai à angoisser même avant que mes trois cauchemars n’eurent franchi la porte…

Ils sont entrés dans la geôle en toisant tout le monde, ils regardaient chacun de nous dans les yeux qui cherchaient vite un détour pour ne pas croiser leurs regards et par là, subir leurs foudres qui devaient inexorablement s’abattre sur quelqu’un ou quelques uns. C’était cela la loi à l’intérieur, et la nature n’avait en rien arrangé l’instinct humain à travers la supposée évolution. J’aurais aimé transcrire, les monologues que se sont mis à débiter les trois géants pour provoquer le chef en titre des lieux, mais je ne peux ce faire, hélas, sans transfigurer, pour ne pas choquer,  car il y’en avait pour nos oreilles et celles de nos mère respectives, sœurs et autres parents. C’était un passage forcé, un rituel pour l’honneur et le respect, toujours selon le code des lieux, et tant que le caïd de la cellule ne se manifestait pas, ils allaient continuer à tous nous harceler d’une menace imminente d’attaque pour une raison ou une autre…En pur fils de l’ancienne médina de Kenitra, je me décidai à ne pas me laisser faire si l’un d’eux essayait de s’attaquer à moi. Toute la hogra que j’avais essuyée depuis ce matin était entrain de remonter à la surface de mon…quand soudain… La bagarre éclata ! Mou3awiya s’est jeté d’un seul coup, sans préambules ni geste qui pouvait montrer qu’il se préparait au combat, sur le premier qui s’approcha de lui. Les deux autres essayèrent de prêter main forte à leur copain, pris de cours par le coup de boule qu’il a encaissé en pleine face, mais se heurtaient à un mec qui ne semblait pas chu de la dernière pluie. Avant même de l’avoir approché, ils se sont retrouvés par terre, fauchés par quelques tacles savamment administrés par je ne suis plus combien de mecs qui ont sursauté au même moment, et frappé à la même vitesse. Je restai bouche bée devant un spectacle qui se prolongea un moment, et la bastonnade n’eut qu’un sens, celui que vous imaginez, avant que les esprits soient calmés par l’entrée des policiers dans les lieux, eux qui jusque là, étaient entrain de s’amuser à regarder faire, peut être même qu’ils ont pris des paris sur qui de qui allait gagner… Mou3awiya avait donc sa propre armée, et ce n’était pas le chef par hasard, mais au mérite de ses troupes, qu’il semblait commander même dehors, car je doute fort que cela soit juste une rencontre de geôle. C’était bien orchestré, bien étudié et j’avoue que j’ai feint d’applaudir tellement c’était beau de voir un tyran se faire arranger le portrait…

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Le faiseur d’amour (Mersoul Alhob) 2

Ahmed savait qu’il ne pouvait se confier à personne sur terre, sauf à son ami Salah. Ces deux acolytes étaient plus que des amis. Ils s’étaient liés d’amitié depuis leur bas âge. A trois ans à peine, Salah venait d’emménager avec sa mère et son petit frère dans ce quartier et Ahmed, lui du haut de ses 4 années, était déjà le caïd des garnements de la place. Il faisait la loi, il faisait la pluie et le beau temps, il avait plus de jouets que les autres, il avait même un chien rien qu’à lui…Tous lui vouaient un respect forcé par un charisme puéril, mais très évident. Vous rigolez, je sais que vous le faites, tout cela vous semble exagéré, or sachez, que même les enfants ont un code d’honneur, des règles de société, et plus encore ! On a tous vécu ça, mais dès lors que l’on a traversé les tranches d’âges, on a oublié. Moi, je suis toujours cette enfant que j’ai été, et je me rappelle de mes plaisirs de maternelle…

Je les vois toujours, ces deux là, bras dessus bras dessous, amis pour la vie, partageant tout, absolument tout. Salah s’était épris d’Ahmed dès le premier jour, quand ce dernier lui a offert un bout de son Maruja, lui qui était connu pour ne jamais céder une miette de son goûter à qui que ce soit, même pas ses frères ! Ahmed, lui, avait eu ce geste en réaction au retrait qu’avait Salah. C’était le seul qui n’était pas venu vers lui instinctivement, qui avait résisté à l’attrait qu’offrait son amitié. L’exception fascine toujours, elle avait fait son effet sur les deux et depuis ce jour, ils étaient devenus  inséparables. Chacun complétait l’autre, et l’autre le lui rendait par un amour fraternel qui grandissait avec eux, au fil des ans.

Ce matin là, Salah écouta patiemment son ami. Il tendait son oreille et ouvrait ses bras à un cœur brisé par la douloureuse épreuve du premier amour. Il se faisait expert, lui qui n’avait jamais encore rien ressenti pour une fille, et semblait bien maîtriser son art d’apaiser les battants meurtris. Ses yeux pétillaient  d’un éclat jovial, dès qu’une idée lui eut traversé l’esprit. Ahmed lui, parlait de sa bien aimée à ne pas tarir son vocabulaire élogieux, comme si les mots qu’il prononçait étaient un baume qui soulageait ses maux. Il lui raconta comment, quelques jours avant, en rentrant de la piscine, il avait aperçu une fille près de chez lui. Nadia ! C’était une jeune fille de 17 ans,  brune aux cheveux au noir d’ébène, avec un visage éclatant et des yeux en amandes dont les cils généreux accentuaient la splendeur. Elle n’était ni grande ni petite, et avait une démarche hautaine, majestueuse et si féminine que pas un seul ne pouvait dégager son regard d’elle, lorsqu’elle traversait les ruelles du quartier. Chaque été, depuis que sa poitrine a commencé à se former de rondeurs précoces pour son âge, et que les courbes de son corps avaient pris un coup de pinceau, elle était l’attraction de tous les garçons de la médina. Elle était belle, elle était si belle que toutes les mamans rêvaient à marier leurs fils avec.

Nadia était la fille de Ba Lahcen, un émigré qui avait quitté son bled quelque part au fins fonds de chichawa, pour rejoindre la France dans les années soixante. Elle était la cadette de trois autres jeunes filles, ses demi-sœurs, moins belles, et mois attirantes qu’elle. Sans doute, cela était l’effet de sa mère à elle, une berbère qui du haut de ses quarante ans passés, avait gardé les traces d’une beauté typiques aux femmes de l’Atlas Marocain…Les zayanes !

Le récit d’Ahmed dura peu longtemps, quand Salah l’invita à aller chez lui. Il lui prit la main,  le tira de sa chaise comme pour l’extirper de ses tourments, et lui lança, toujours avec ce qu’il faut d’aplomb et de dextérité à un professionnel :

-          J’ai ce qu’il te faut ! Nadia sera à toi, dussé-je ne pas dormir tout l’été !

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Le faiseur d’amour (Mersoul Alhob)

De tous les gars de son quartier, il n’était le seul à parler français assez bien, à l’écrire aussi, mais il était le meilleur. Il écrivait des textes à faire tourner la tête aux filles, et ses paroles ont fait le bonheur de plusieurs amants en manque d’inspiration, lorsqu’il fallait toucher un mot à la belle du coin. Alors chaque été, spécialement, il était assaillit par les jeunes hommes, les ados et même quelques quadragénaires pour leur rédiger des lettres qu’ils allaient remettre à leurs amours de zmigriyate. C’était un exercice classique pour lui, car il aimait bien écrire, il aimait aussi la romance mais il aimait plus la monnaie sonnante qui lui permettait d’aider sa mère et de se payer quelques bricoles, voire les affaires scolaire de la prochaine rentrée.

Il était fier de son petit commerce, juteux, mais aussi très valorisant, parce qu’il lui a valu une réputation. C’est plus par égard aux éloges qu’il recevait qu’il s’appliquait tant à écrire de très belles lettres, des poèmes pour les plus riches. Il aimait voir la gratitude dans le regard de ses clients, surtout ceux à qui la chose avait réussit. Et il en avait expédié, des clients, là bas, de l’autre côté de la méditerranée, plus que la providence, lui était un faiseur d’amour ! Merssoul alhob comme on l’avait surnommé dans sa petite communauté !

Durant l’été 1994, alors qu’il venait à peine de fêter ses 17 ans, sanctionnés par un bac avec une bonne mention, il vint à découvrir un truc auquel il n’avait jamais pensé avant. Durant  tout le temps qu’il avait passé à rendre service aux autres, il n’a jamais pensé à en écrire une pour une fille particulière. Une qui soit sa lettre à lui, écrite sa bien aimée à lui. Il n’avait pas de bien aimée, mais un soir, il s’est mis à son bureau, et à commencé à rédiger cette lettre. Des heures passèrent avant qu’il eût encore terminé son texte, pourtant, ce dernier ne dépassait pas une page. Une page qui contenait plus se sentiments que jamais une de ses lettres n’a porté. Une page qui était ses propres offrandes à celle qui allait lui déchirer le cœur par le glaive de la passion ardente, pensait-il toujours avec ses manies à assimiler le bonheur à la souffrance, car selon lui, on ne se souvenait guère que des douleurs. La joie, elle, n’est qu’un euphémisme éphémère  des sensations réelles ; celles qui fendent le cœur mille fois, avant de le faire danser, ou l’inverse.

Le lendemain matin, et en glandant à la « Sorbonne », un coin de son quartier qu’il se plaisait à appeler ainsi avec ses amis, et même leurs parents respectifs, puisque de là se sont dégagés des talents indéniable, en « hitisme », en « logho » et autres sciences de la jeunesse marocaine moderne, son meilleur ami, Ahmed, vint le voir avec un teint bizarre. Ahmed le tombeur, avait l’air de ne pas avoir dormi de la nuit, et c’était signe d’amour. A cette époque là, la leur d’adolescence, rares étaient les boutonneux parmi eux, qui n’étaient pas encore frappés par les flèches de cupidon. Ahmed, lui, connu pour ses multiples aventures, à 18 ans à peine, devait son succès à ses larges pectoraux et la Mercédès 190 de son père, qui conduisait fièrement devant les portes des collèges et lycées de la ville…

-          Sauve moi, Salah, j’ai besoin de toi, sinon je suis foutu…

Là ça ne faisait plus de doutes pour lui, Ahmed était bel et bien amoureux, et rien qu’à le voir haleter ainsi, « Merssoul alhob », lui, n’essayait même pas d’imaginer l’objet de tous les désirs. Elle devait être une sacrée bombe…Salah passa son bras autour des épaules de son ami, et avec l’assurance d’un chirurgien plasticien, il lui lança sur un ton compatissant, quoiqu’un tantinet moqueur :

-          Viens ! On va t’arranger ça…

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Blogoma, des hauts et débats!

C’est en lisant une réaction de politis, à mon billet intitulé « Blogoma en déclin? », que j’ai décidé de rédiger celui-ci, partant du fait, que les commentaires, des fois, ne siéent pas à tout dire, surtout que rare sont les lecteurs qui agrémentent la lecture du billet par celle des réactions. Ceci dit, cela me fait plaisir, que mon questionnement ait fait mouche, de telle manière à ce que certaines redondances ont pu être identifiées, ce qui me permet d’y apporter des corrections tenant, toujours, de mon point de vue personnel, ainsi que mon expérience de blogueur.

Tu poses là une question bien pertinente! Je ne fréquente ce monde que depuis une année mais j’ai remarqué que la qualité du débat a rétréci comme une peau de chagrin! Quelques bloggueurs-phares n’ont plus qu’une seule idée en tête : marquer leur existence en se démarquant du pouvoir! C’est une bonne méthode pour faire de la politique mais surement pas pour blogguer!

Le bloging, à mon humble avis de nouveau venu, ne consiste pas à être « contre » ni « pour » mais plutôt au milieu! C’est à dire à proposer des débats, pas orienter le mouvement! Pour la simple raison que nous sommes incapables techniquement de le faire!

Larbi se prévaut avec raison surement de milliers de lecteurs par jour, mais quel est le marocain de la rue qui connait Larbi le blogueur? Le même raisonnement peut être tenu pour les autres blogueurs! Alors il ne faut s’étonner que la blogoma si elle se contente de sujets sélectifs, elle finira par se sacrifier sur l’autel de l’auto-destruction! Certains blogueurs, comme toi, écrivent pour le plaisir! Ils ne se croient pas investis d’une mission qui n’est pas la leur!D’autres écrivent pour partager comme le dit si bien @-Energumène!Ce sont eux qui feront survivre la blogoma! Pas les faux militants des causes inutiles!

Il est clair que le texte plus haut dégage une certaine énergie, celle du nouveau, comme aime à s’appeler son auteur, qui est saisi d’une véritable tension qui anime ses paroles qui ne sont pas veines. Toutefois, cela reste un point de vue, auquel il manque un peu d’objectivité dans le sens où, personne n’est là pour dire aux autres ce qu’ils doivent écrire ou pas, ni se demander le pourquoi du comment. La remarque se fait obligatoire, car le blogging est basé d’abord par sur une liberté d’expression encore plus grande que celle de la presse, puisqu’aucune ligne éditoriale ni aucune limite n’est imposée. Le choix des sujets et des titres, ne revient qu’à ceux là même qui ont eu envie de les écrire.

Maintenant, la question de l’élitisme qui est sur toutes les langues, depuis que Benchemsi a réussi, avec l’aide du pouvoir, à diviser les marocains en deux groupes. Ne croyez-vous pas que c’est la plus grosse supercherie qu’il ait jamais existé? Faut-il encore l’enfler de toutes les suppositions bon marché pour en faire la ligne rouge qui divise? Non, il n’y a pas de division, ni d’élitisme dans la blogoma, sauf peut-être dans les têtes de ceux qui se croient nanti de je ne sais quelle auréole qui les distinguerait des autres. On écrit tous pour le plaisir de le faire d’abord, puis en ayant l’intime conviction et la profonde foi en notre mission de communication, avant autre chose. Je ne blogue pas pour d’autres raisons, et je ne pense pas que les autres qui le font ne partagent pas mes idées.

Le débat qui animait, jadis, la blogoma n’est pas né de rien, et il n’est pas mort non plus, c’est juste qu’on est entrain d’assister à un spleen qui réduit les « performances » et puis un léger désintéressement du public, face à une cacophonie qui exacerbe le tout depuis que chacun de nous tire sa ficelle du jeu et s’en va traire son propre troupeau. Nous sommes tous les acteurs de cette agglomération, et il nous incombe à tous de l’enrichir avec du nouveau, du sérieux et surtout du durable.

Le militantisme, n’est jamais faux, ni n’est superflu, car même si les résultats ne s’en ressentent pas au court ou au moyen terme, il contribue à l’éducation des masses qui est finalement possible, même à travers un simple blog.


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