Archive pour 2009

Récit de derrière les barreaux..(1)

Dans la vie de chaque homme, il y a forcément des détours, qu’il prend malgré lui, ou justement ce sont ces choix qui lui imposent ces déviations dont il continue à affirmer le caractère aléatoire…Sauf que si on se penche un peu sur la réalité, aucun chemin que nous prenons, n’est un hasard, tout est le fruit de nos gestes pour ne pas dire erreurs ! Pourquoi juste les erreurs ?! Eh, parce que les heureux événements ne sont jamais pris pour des références…seuls les malheurs constituent des points d’ancrage ! En tout cas, pour certains…

Il était 12h30 quand j’ai reçu un coup de fil inattendu, d’une personne qui était la dernière à vouloir me parler sur un ton aimable. La conversation qui avait résulté de cet entretien m’avait laissé perplexe, dubitatif, mais n’a tout de même pas réussi à déclencher mes instincts défensifs ! L’individu qui m’avait téléphoné, n’est autre que le mec qui m’a fait subir une pression accablante depuis le mois de Juillet dernier. On a pris rendez-vous, à 14h30 !

Entre temps, et comme je n’avais pas vraiment grand-chose à faire, je me suis mis à me demander si ce n’était pas un traquenard, si cette subite gentillesse, dont il m’avait parlé, n’était pas un stratagème habilement joué pour que je sois pris au piège ?! C’était trop facile, je me disais ! Il savait que j’étais trop intelligent pour tomber dans le panneau aussi bêtement, pensais-je, en écartant toute possibilité d’entourloupe.

14h45, pris par mes tâches diverses, j’avais carrément oublié le rendez-vous, et si ce n’est l’apparition du mec dans mon bureau, je n’y aurais même pas pensé ! Après les salamalecs de rigueur, et vu que j’avais une cliente déjà installée devant moi, j’ai invité mon convive surprise à aller dans le hall pour discuter de sa requête. Là, tout a changé, et je n’avais plus de doutes à me faire ! Il était bien là pour ce dont je le pensais pas être venu…Finalement j’étais archi con de croire en sa bonne foi !!

Il a tout fait pour m’attirer dehors, prétextant que son avocat était au café d’en face et qu’il voulait me parler à fin qu’on puisse résoudre notre différend à l’amiable. Je refusai dans un premier temps, parce que je savais sciemment que ce n’était qu’un piège, puis me résignai à le suivre dehors, une fois que j’ai percuté le danger de me faire prendre à l’intérieur de mon bureau ! La honte !

Je lui ai demandé de patienter dehors, le temps que je règle quelques détails avec ma cliente, et une fois que je suis revenu à mon bureau, la course contre la montre avait commencé ! J’étais tellement concentré sur mon objectif, que j’en ai oublié la dame qui m’attendait. En 30 secondes, mes ordinateurs étaient verrouillés et placés en lieu sûr, mon téléphone portable éteint, mes effets personnels confié à un collègue et avant de sauter dehors, j’ai composé le numéro de la seule personne à qui je pensais en ce moment là…7 sonneries après, elle répondit, mais je ne lui laissai pas le temps de parler :

- Maman…Je vais en prison, appelle Driss !

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Tant qu’il y a de vie…

Il y a de l’espoir, certes, mais quel espoir peut-on avoir si les portes de toutes les issues sont condamnées par nos propres inhibitions, par nos peurs et autres orgueils qui nous imposent un comportement qui ne nous sied pas en tant qu’êtres hautement dépendants les uns des autres? Pourquoi est ce que les gens, sur terre, se font du mal, sachant que cette douleur qu’ils infligent à leur prochain se retournera sur eux tôt ou tard?

Vois-tu ami lecteur et amie lectrice, je ne suis pas entrain de me poser des questions vaines. Non! Je ne suis pas entrain de jouer de ma littérature bon marché pour tresser des phrases aux tournures fallacieuses, telles de vieilles fées qui ne servent qu’à embellir des comptes, et qui font acte de présence juste pour la forme, pour que rien ne manquasse au récit…Non! Je suis à l’apogée d’une ultime déchirure, et je me trouve bizarrement épris de cette envie de partager mes pensées, puisse cette ouverture m’apporter des réponses à toutes les questions non encore résolues, par la science et ce savoir que l’Homme a mis tant d’années à cumuler, sans pour autant en user à bon escient!

Non, que l’envie ne vous vienne surtout pas de vous dire, que je suis encore entrain de dramatiser ce que je vis, ni pleurer des vestiges que j’ai moi même ruinés! Ce n’est pas toute la vérité! Je suis aujourd’hui, arrivé à comprendre, que la seule façon de mieux comprendre le monde, c’est de ne point chercher à le faire, et de vivre sa part des choses à pleine mesure. Ce qui nous fausse, nous les humains, c’est que nous n’avons pas le courage de souffrir, et de déguster la douleur autant que nous prisons la consommation du bonheur et autres sentiments suaves. La raison, elle, veut que toute expérience, soit méticuleusement ressentie et vécue pour que la leçon qu’elle distille soit assimilée.

Ce que j’ai vécu tout au long de cette année 2009, était un cauchemar que je n’avais jamais cru possible de m’arriver, mais voilà que j’en suis presque à l’épilogue, et que pour la première fois de ma vie, parce que n’ayant pas refoulé mes sentiments, ni cherché un exutoire factice à mes peines, j’ai finalement appris quelque chose…Il n’est de fumée sans feu!

J’ai toujours cru à la bonté des Hommes, et j’y crois toujours, mais j’ai arrêté de me faire des illusions quand à son existence pour de vrai. Je me contredis forcément en tenant pareille affirmation, mais c’est tout la vérité paradoxale de l’être humain. Nous sommes tous des créatures aux sommes égales, le bien tout autant que le mal. Nous sommes tous des pages blanches à un moment ou un autre. Nous sommes tous de bonnes gens. Mais…

Nous ne sommes pas capables de dire, ni de savoir, à quel moment avons-nous basculé de l’autre coté. Nous ne savons d’abord pas le quel est le bon coté. Nous ne voulons pas admettre que nous n’avons réalisé aucune création, et que depuis la nuit des temps, nous ne faisons que transformer l’existant, à coups d’absence et de présence…Le mal n’existe pas, car ce n’est que l’absence du bien qui le fait ressentir. Dieu nous a fait cet enseignement, mais nous l’avons oublié dès lors que nous avons cru possible de faire de nos idéaux une loi absolue, et que nos désirs on aboli nos facultés de retour sur soi…

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Lunatiques…

Imaginez que vous êtes dans votre bureau, qu’il est 19H00 et qu’après une journée de travail éprouvante, vous vous apprêtez à boucler votre travail, avec cette impression d’avoir soulevé une montagne qui vous fait sentir un plaisir intense, tout se revêt de noir brusquement… Vous ne voyez plus rien, ni devant vous ni autour de vous, et que seule votre cigarette encore incandescente vous rassure, et annihile toute hypothèse d’une cécité qui vous aurait pris d’un coup… « D’dou mchaaa ! » S’exclame votre collègue dans le bureau d’à coté, et le son strident qui vous porte cette réplique, en témoignant de l’état de nerfs de votre ami, vous extirpe de votre état second et vous réalisez enfin, que quelqu’un a coupé le courant !
Vous vous hasardez à marcher un peu à la lueur de votre téléphone portable, toujours en sassant les obstacles du couloir, pour vous retrouver devant les fenêtres et là…El Jadida n’est plus ! Le Walou Aérien !

Une fois dehors, vous vous émerveillez devant un spectacle inédit, ou toute la ville, parée de son manteau noir, ne laisse voir d’elle que des silhouettes de bâtiments et des phares de voitures. Quelques pas plus loin, vous trouvez une meute de gens, qui ont subitement oublié qu’il y a une panne d’électricité, et qu’ils étaient pressés ! Un attroupement qui face à la mer, est en osmose devant la beauté du paysage qu’offre l’éclat de la lune sur une mer d’huile, le tout dans le noir absolu made by la RADEEJ…

Là vous, restez coi, vous perdez la notion du temps, et vous rigolez à l’intérieur de vous, oubliant la frustration que vous a causé DAR E’Ddou, en ayant un retard de deux jours sur l’installation de votre compteur d’électricité, et vous vous mettez à penser que maintenant, tout le monde est dans les mêmes draps… Allez, on leur pardonne, pour une fois, qu’ils ont bien fait de détourner les regards des gens de leurs téléphones, des écran LCD des cafés, des moulures pas très islamiques des jeans et autres phénomènes de la vie courante, et les braquer sur un aussi beau paysage, le temps d’une contemplation collective… Un vrai régal !

El Jadida with no light… Que du bonheur !

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Benslimane Wanted…Officiellement!

Deux ans après leurs signatures, 4 mandats d’arrêts internationaux, contre, respectivement, le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain auteur de l’enlèvement, Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains,  ont été transmis à interpol, hier par le juge français Patrick Ramaël dans le cadre de l’affaire Ben Barka, selon une source proche du dossier.

Cette information tombe, comme une douche froide sur les épaules d’une diplomatie marocaine surbookée et contrainte désormais de gérer une crise sans précédent. Jamais un haut fonctionnaire de l’Etat marocain, en exercice, n’a été l’objet d’une telle mesure, et jamais quelqu’un n’aurait pu imaginer que les choses puissent aller aussi loin.

Selon les sources ayant relayé l’information, le juge français aurait reçu le feu vert du ministère de la justice de l’hexagone, quelques jours après une visite de Brice Hortefeux au maroc, pendant laquelle, il s’est entretenu avec son homologue à la tête de l’intérieur du royaume chérifien, Chakib Benmoussa. Coïncidence ou machination délibérée, personne ne pourra certifier chacun des hypothèses, seule la suite de cette affaire, et le dénouement de cette « crise » donnera les réponses qu’attend tout le monde. Est ce que le vénérable général va être finalement écroué et livré aux français? Ou est ce que personne ne saura trouver ni son adresse personnelle, ni professionnelle? Ou est ce que finalement, c’est la diplomatie marocaine qui montera au front, pour défendre  l’officier le plus haut gradé du pays, qui plus est, mène toujours des  milliers d’hommes et femmes, à la tête de la gendarmerie nationale?

Affaire à suivre…

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Je te comprends ma soeur, mais…

Essayes de me comprendre aussi! Car quand tu parles pour crier ta douleur, quand tu pointes la société, celle où nous vivons tous les deux, les mêmes inégalités, mais à degrés différents, je compatis, je me mets à ta place et je partage ta doléance. Cependant, pour que je sois franc avec toi, pour que je ne te mente pas plus que ceux qui ne cherchent qu’à t’exploiter et tirer profit de ta situation et de ta pensée, il va falloir que tu m’écoutes, que tu te mettes à ma place aussi et ce n’est qu’ainsi que nous arriverons à mieux communiquer, et un jour, à trouver une solution à NOTRE problème…

Car il serait se tromper gravement que de croire que la frustration dont tu es victime est ton problème à toi seule, c’est le mien aussi, car si je ne suis pas femme, je suis le frère, le fils, et le père d’une femme, et je me dois de penser aux malheurs de ces êtres qui me complètent, qui sont la chair de ma chair, qui sont la moitié de ce que je suis…Ô sœur bien aimée, je te sais accablée, mais, prière, écoute-moi, lis-moi jusqu’à la fin et après discutons toi et moi, en adultes saint de corps et d’esprit, nous finirons par nous entendre, nous la trouverons cette solution, quelque long sera le chemin, nous puiserons en nous, ce qu’il faut de force pour ne pas craindre les idées reçues, pour braver le tabou, briser le mur du silence et parler une langue qui sied à tout le monde…Ainsi tu verras que je ne suis pas un macho, ni encore un hypocrite!

Je suis ce que je suis et tu es ce que tu es, par la force de choses dont nous ne sommes pas les commanditaires, mais notre seule faute, est que nous ne faisons rien pour changer cet état de faits qui nous broie, nous qui sommes ses propres pièces maitresses, avant d’avoir main mise sur notre futur et celui de nos enfants. Vois-tu ma sœur, je ne crains pas d’utiliser le nous, je ne me voile pas la face, car je mesure bien qu’il n’est de moi qui tienne, dans un discours qui nous concerne tous les deux, et qui doit nous interpeller de la même façon. Il suffit juste de ne pas tirer la corde chacun dans un sens différent et de croire que notre bonheur à tous les deux est le même, aussi invraisemblable cela puisse te paraître aujourd’hui. Il l’est parce que je suis une partie de toi, et tu es ma part entière! Je ne suis rien sans toi, et tu ne peux dire que tu peux tout faire sans moi…Vois-tu? Nous sommes faits pour aller ensemble, alors pourquoi m’incrimines-tu et pourquoi moi je te fuis? Tu veux qu’on en discute?

Je t’écoute, à toi l’honneur, après, je parlerai…

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Réscapé des camps de la vie…

tarik

Il est mon ami, mais je le découvre tout autant que vous, le temps d’une lecture à cœur ouvert. C’est un auteur qui sait caresser le verbe dans le sens de la plume, tant par son envie de dépasser les limites du langage, que par amour pour la belle parole. Lui qui derrière son pupitre d’écolier a dû, certainement, griffonner des lettres d’amour aux chutes pimpantes , aux tournures ronces et à la verve poétique, se livre aujourd’hui à un exercice de style affirmé par sa blanche tignasse et ses phrases imbibées d’une nostalgie exacerbée par ses amours d’antan…

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