Audaces Fortuna Juvat
Murmures de mon âme!
Des fois, je passe des heures à chercher une parole, à essayer de coller les bribes de mes idées les unes aux autres mais en vain, et d’autres, s’abattent sur moi, des flots de mots, de rimes et de phrases qui jaillissent de je ne sais quelle partie de mes ténébres… Aujourd’hui, je vous invite à paratager les murmures de mon âme!
Ouillez gentes gens !
Et retenez ce discours à bon escient !
Car, sans éloquence bon marché
Je vous ferai part d’une pensée,
Peut-être, juste pour vous faire marcher,
Ou que, vraiment, mes paroles sont sensées.
Le résultat ? Je ne le saurais point
Car je ne sais même pas, si mon poème, vous lirez
Cependant je ménage ma monture, au loin,
Désirant aller en vous. Mais vous ? Jusqu’où vous irez ?
La fable dit qu’un jour, dans la prairie,
Scintillante de romarins et coquelicots, à peine fleuris.
Un troupeau d’ovins, broutait en paix,
L’herbe fine, en guise de souper…
Le chant d’une flute emplissait l’air de nuance
De paix, où les bêtes galopaient en confiance.
Sauf que la confiance rime bien avec méfiance
Et si par malheur conjuguée à insouciance
Le troupeau deviendra gibier de circonstance
A, qui de droit, est l’artisan de la potence.
Sire loup aux yeux austères,
Fignola son stratège derrière les fougères ;
Et, feintant une approche mystère
Fendit une brindille gisant par terre …
Dame nature qui ne fait point d’erreurs
Porta ce petit son à bon entendeur
Et voilà que pris, subitement de panique
Le berger d’abandonner sciemment son pique nique
« Jambes au vent » se dit-il
Il n’a pas tort, ni le geste futile…
Car un instant après, ce fut le carnage
Et, des oiseaux, se tut le ramage !
Le loup grogne, à pleine babine
Les brebis affolées, inexorablement, se piétinent…
Périt, enfin sous le croc,
Le plus doux des agneaux.
Victime de son innocence,
Ou de son abus de confiance ?
Qu’en sais-je ? Et qu’importe la cause,
Si la destinée se vêt en sort,
Par une cruelle métamorphose ?
Il n’y a de vie que pour le plus fort !
Prouvez-mois le contraire, si j’ai tort !
Mince ! J’ai oublié de vous dire,
Qu’à la fin, de la vie, son satyre,
Le loup ne regrettera rien.
Et ni votre chagrin, ni fichtre le mien ;
Ne feront foi de consolation
A cette nature en désolation…
Voilà, il est, aujourd’hui certain
Qu’impérativement, tout un chacun,
Se doit de revoir sa logique,
Pour se dérober à toute fin tragique…
Oh que oui ! Détrompez-vous mes bons amis !
Il n’a pas de monde libre
Il n’y a pas d’équilibre
Ceci est la preuve de la honte, la notre d’infamie…
Troquez votre sourire de connivence
Contre une solide forme de défense !
Ayez des crocs, ayez des griffes !
Ayez la rage, ayez le geste vindicatif !
Ne redoutez pas de défier l’autre !
Ne fléchissez jamais le dos !
La rédemption doit être la votre,
Personne ne vous fera de cadeau !
Ni n’ayez honte d’imiter les grands !
Sachez que, ceux là aussi, de leur jeunesse,
D’autres grands ont imité !
La volonté chasse la faiblesse
Le dur labeur pallie à l’oisiveté…
Excusez ma poésie de pacotille !
Faite de rimes désuètes,
Mais retenez, je vous en prie
La morale de ma chansonnette…
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Robin Des Blogs le 30 janvier 2008 à 16:10, et placée dans Docteurho. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |









about 2 years ago
Le texte rappelle celui des fables de la Fontaine a
tel point qu’il m’est difficile de faire la distinction.
Si tu ne l’avais pas signe de ton nom, j’aurais jure que
c’etait l’une de ces fables du poete J. de La Fontaine.
Puisque tu es l’auteur et que tu as demontre que tu
possedes autant de talent et d’imagination qu’Esope ou la Fontaine, qu’est-ce qui t’empeche de ne pas consacrer tout ton temps a ecrire des poemes ou des fables de ce genre? Le Maroc , la francophonie et l’humanite vous en seront reconnaissants./.
Goul bismillah we 3arrii 3laa draa3ek!
about 2 years ago
Merci mon cher anonyme pour les compliments! Il est vrai que c’est vachement flatteur que de me comparer à La Fontaine mais je ne conçois pas que juste parceque j’ai pu être à l’origine d’un tel écrit que je pourrais forcément en faire d’autres..
Je sais, c’est un peu lache de ma part de considérer ce poeme comme un coup de hasard et de ne pas vouloir m’appliquer, mais c’est plusfort que moi, je crains de ne pas pouvoir assumer !
Merci tout de même !
Ps: Peu de gens ont lu mon présent poeme, et tu es le seul à avoir commenté! Cela révèle que c’est tres tres dut de se faire comprendre !
about 2 years ago
un pur plaisir…
« Excusez ma poésie de pacotille !
Faite de rimes désuètes,
Mais retenez, je vous en prie
La morale de ma chansonnette… »
à croire que vous rimez comme vous respirez, alors ne faites pas le modeste!!!
about 2 years ago
Je ne fais pas le modeste… je le suis
et merci pour ton passage
ps: tout le plaisir est pour moi !
about 2 years ago
Eh bien!.. Tout emportée par tes vers, j’ai eu l’impression de lire la Fontaine.
Tu m’as emportée dans pleins d’univers. Tu m’as donné envie de revivre l’expérience de l’écriture.
Ravie de revisiter ton blog (plus de foot Dieu merci).
Franchement il est trés fort ton poème. Bravo
about 2 years ago
@ 3az3ouza: Merci pour tes encouragements, je me sens vraiment flatté. Le foot c’est une partie indéniable de moi, j’y reviendrais certainement un jour