Je ne devrais pas écrire, ce que je me prépare à balancer sur la page blanche. C’est la phrase qui a parcouru ma tête durant tout le temps que ça m’a pris pour me décider à commencer cette aventure. Un temps comme quelques 20 ans que j’ai passées à me torturer à coups de questions aux quelles je ne trouvais absolument aucune forme de réponse. J’ai passé de longues nuits à réfléchir, à penser et à panser, mais sans résultat, et m’est avis qu’est venu le temps de crever l’abcès et de laisser jaillir cette chose qui est en moi…

L’exfoliation par le récit, c’est la base même de toute thérapie, telle que axée sur l’extériorisation des sentiments et des souvenirs refoulés aux fins fonds de la mémoire. Un amas de faits, de gestes et de sensations qu’on croit avoir placardés pour de bon, mais qui trouvent toujours leur chemin vers la sortie. Vous savez, certainement de quoi je parle, puisque chacun d’entre nous porte en lui ses petits complexes, ses tares quelques relatives qu’elles soient, mais tares quand même. L’être humain est un ramassis de complexes, mais personne n’ose avouer cela devant le reste du monde. Enfin il y en a qui le font, mais tendent toujours à minimiser les choses. Moi, non! Je dirais ce que je sens. Je dirais ce que je pense et surtout je raconterais ce que j’ai vécu sans trop peser mes mots.

Mon essai autobiographique, que j’ai entamé ces derniers jours, m’a ouvert les yeux sur des choses qui ne doivent plus rester tues et que je devrais coucher sur une page, comme se couchent les éléphants pour mourir. Eux ils se cachent pour ce faire, moi j’ai besoin de me montrer pour tuer Joe. Joe qui n’a pas été toujours un mauvais gars, mais qui n’a plus le droit de faire partie de ma vie. Je vous raconterai l’histoire de cette chose personne qui a vécu en moi et avec moi pendant de longues années, m’aidant à surplomber mes douleurs et à secréter les forces nécessaires à ma survie, tant mentale que physique.

La joie, les peines et les séquelles que je vivrais ou revivrais à travers cette entreprise ,sont des éléments que j’ai voulu partager tout en continuant à raconter ma vie tel que je me suis engagé à le faire en éditant la rubrique autobiographie. J’entends par cela, vulgariser mes sentiments en me faisant extraverti au maximum possible pour que les choses prennent leur sens, que ce soit pour moi, pour eux et pour vous. J’aimerais seulement vous prévenir que je ne permettrai pas à certains de bafouer ce travail par des commentaires superficiels, voire outrageants et que de ce fait, les réactions aux billets de cette catégorie seront soumises à un filtre.Voilà, je crois que j’ai tout dit et qu’après cette parenthèse, utile à une mise au point qui devait s’opérer, je pourrai revenir à la besogne et démarrer un nouvel épisode que certains attendent avec impatience…

Merci