L’envie, cette sensation si dure à exprimer et à justifier, tant par sa nature singulière qui la rend moins belle que l’amour, pourtant elle ne s’en dissocie pas. L’envie est aussi amour si l’on sait flatter ses phrases, par un verbe savant, ayant ce qu’il faut de tendresse pour dessiner des images, au candide de la chasteté doublées du rouge de la sensualité. Désirer sans aimer, est-il un crime? Aimer sans désirer aussi? Je ne saurais répondre à ces questions, car j’ai perdu le sens des sentiments, depuis que ma joie de vie est partie un jour, sans me dire au revoir, et que mes mots ont décidé de se faire plus beaux, outrés par une tristesse qui a fait de moi ce que je suis depuis ma naissance, et qui revient après 32 ans me rappeler de l’enfant que j’étais. Read the rest of this entry »
Ce que je deteste par dessus le tour c’est de me sentir à la lisière de la vie de ceux qui comptent pour moi. Je sais que mes mots sont un peu forts par rapport à la vérité, mais tel est mon prisme, l’autre bout de moi qui me pousse à écrire ses pensées. Exaspéré, toujours biaisé par un refus ou un rejet…Pourtant, je suis conscient du fait que je ne peux pas faire l’unanimité, que je ne peux pas plaire à tout le monde. Personne ne peut plaire à tout le monde, car si c’est le cas, c’est aussi plaire à n’importe qui!
Je me sens triste, à cause d’elle, mais à la fois heureux! paradoxalement oscillant entre les deux extrêmes que me suggère cette personne qui était, il y a encore quelques jours, une parfaite inconnue, mais qui se trouve maintenant aux portes d’un domaine où, une seule femme a pu faire sa loi… Read the rest of this entry »
Tremblement de terre Au maroc! La twittoma Secouée!
Author: Robin Des Blogs | Filed under: Fil d'infoL’année dernière, je suis allé à la soirée des Maroc Blog Awards, avec le même plaisir d’aller retrouver une famille que je n’ai pas vue depuis un certain temps. Il est vrai que les titres en jeu, en eux mêmes, ne représentent rien comparés aux sentiments qu’on éprouve à la rencontre des 7babe. C’est un plaisir qui vaut le déplacement et surtout le partage.
Je n’ai jamais prétendu à être le meilleur, ni ne me suis considéré en tant quel tel, même si j’ai remporté le titre, le plus important à mon sens, c’est l’air de famille que je sens avec mes lecteurs et la proximité que créent mes écrits entre eux et moi. Avant tout, je suis un homme qui a choisi de partager sa vie via les colonnes de ce blog, et de communiquer ses joies, ses peines, ses histoires vraies et imaginaires. J’ai tout dit, et j’en ai encore à redire. C’est cela qui me rend, peut être, meilleur, mais juste vis à vis de moi même. Les autres, sont mes amis, ou de simples gens qui partagent aussi ma passion pour les blogs, donc, jamais je ne me suis senti en compétition, ni en concurrence avec eux, au contraire, ils m’ont appris beaucoup de choses, et à eux aussi je suis reconnaissant. Read the rest of this entry »
Ce qui est beau dans le fait d’être blogueur, c’est qu’on n’a pas besoin de « sujet » pour écrire un billet. Tout est bon, car c’est une histoire de partage avant tout. Je ne nie pas qu’il y a aussi du travail, dans la définition de l’angle de tir, l’information doit être fiable et précise, mais il demeure, toutefois, possible de partir de quelque chose de très banal pour faire une chute très intéressante.
Vous imaginez, certainement, et là je n’ai pas de doutes, dans quelles conditions, l’auteur du billet a rédigé son écrit. Personnellement, quand je suis sur un blog, c’est la première chose à laquelle je pense, et c’est un condiment qui donne à la lecture une autre dimension, un autre sens. Alors, si je ne l’ai pas déjà fait, ce soir je vous livre une entrée gratuite aux coulisses de docteurho. Amusez vous bien! Read the rest of this entry »
Faites de vos voeux un sourire joyeux !
Author: Robin Des Blogs | Filed under: Docteurho
Il n’est rien de plus beau que d’apporter le sourire à un enfant. Il n’est rien de plus humain que d’aider son prochain à vivre une vie digne, et à jouir d’un bonheur qui lui a été soustrait juste parce qu’il est né, au mauvais endroit, au mauvais moment, où qu’il soit passé par le mauvais chemin.
Cela ne coute pas cher, cela ne coute que la peine du geste, et cela vous vaudra beaucoup de gratitude de quelqu’un, qui un jour, quelque part dans ce pays pensera à vous. Vous ne le connaissez pas, il ne vous connaît pas non plus, mais vous partagerez le temps d’une pensée, un amour béni par le créateur, une gratitude qui vous comblera à l’unisson, un sourire radieux!
Joignez-vous à moi, et offrons leur une pensée, un geste en ces temps de voeux, et faisons de nos souhaits, des sourires joyeux…
Les collections « cartes de voeux 2009″ de L’Heure Joyeuse sont prêtes.
Faites vos voeux un sourire joyeux !
Pour vos Commandes :
Said Ghallal
Tél : 0522 41 93 13
E-mail : cartesdevoeux@heurejoyeuse.com
Quand il pleut…Le train est en retard
Quand il ne pleut pas…Le train est en retard…
Quand les marocains vont faire la fête…Le train est en retard
Quand les marocains font la fête…Le train est en retard
Quand les marocains reviennent de là où ils ont fait la fête…Le train est en retard
Question idiote, mais très sympa: Comment ils ont fait pour être certifié Iso?
Ce que j’avais espéré, en me faisant inviter à la conférence qui a été organisée par l’AEENIM (Association des Etudiants de l’Ecole Nationale de l’Industrie Minière), dans le cadre des activités du café scientifique, qui est un espace de débat créé par les étudiants pour enrichir leur cursus par des activités à forte valeurs académiques et sociales, était que tout se passe dans l’ordre, et que les dérapages connus dans toute agglomération de marocains soient mis de côté, du moment que c’est des « jeunes » qui organisent. Quand on sait que la jeunesse dans ce pays, se targue de sa différence par rapport aux limites marocaines et à la médiocrité de la vieille école, aux méthodes vétustes et éculées, on n’a qu’une envie, voir ce que ça donne quand c’est à eux (les jeunes) de prendre les rennes. Je ne vous raconte pas!
D’emblée, et là je suis obligé de reconnaitre la sagesse de certains de mes lecteurs qui m’avaient mis en garde contre la caractère, hautement insignifiant de la présence d’une adresse Email et d’un numéro de téléphone, comme seules références de contact, ainsi que l’argument avancé, que ce n’était qu’une formalité pour prévoir le nombre de personnes qui allaient assister à la conférence, et de ce fait assurer une logistique suffisante. Du bla bla!
A peine eu-je atteint les abords du lieu de la rencontre, c’est à dire la Résidence des étudiants, où se trouvait la salle qui allait accueillir l’évènement, que je fus surpris de voir une foule immense qui ne voulait qu’une chose: Entrer! Il était évident qu’il n’y avait pas de places pour tout le monde, mais personne n’entendait cela de cette oreille, surtout les étudiants de cette école, très imbus de leur appartenance à la horde de futurs ingénieurs, qui ne comprenaient pas pourquoi, eux, les élites de demain, les membre attitrés de la maison, ne pouvaient pas voir la bête de près, comme les bougnouls qui sont déjà dedans. Heureusement que les organisateurs, avaient prévu un espace en plein air avec un écran géant de la taille d’une couverture de bébé, avec de l’herbe tout au tour. Les chaises, il fallait les emprunter quelque part…
Non, je n’ai pas retenu que les choses négatives de cette soirée, mais je tenais à dévoiler au large public, ce que j’ai ressenti, en voyant des journalistes étrangers, sauter sur ces détails, insignifiants pour certains, mais qui ont leur poids pour d’autres. Cela me fait mal de voir à quel point on peut être médiocre et associer les limites de notre responsabilité à la nationalité que nous portons. Nous sommes marocains, te diront tous ceux qui n’ont pas de réponses lorsque vous leur posez un légitime, pourquoi?! Et alors? Est ce que je suis obligé de supporter ton manque d’éducation, tes écarts par rapports aux règles que tu fixes toi même, avant les règles tout court, juste parce que tu es marocain? Mais mon ami, je le suis aussi, et je ne conçois pas les choses comme cela!
Le pire, c’est que ceux là même qui te disent, avec une amertume moqueuse, qu’on est au Maroc, donc comprenez le pays de l’anarchie, par défaut, reviennent par l’autre porte, et te toisent du haut d’un privilège, né de leur petitesse d’esprit qui leur fait exploiter le moindre détail les différenciant de vous: Tu sais qui je suis-je?! Je singerai Fellag à souhait, mais je ne peux pas puisque je ne peux transcrire, fidèlement sa gestuelle! Non mais?!!!
Finalement, quand je suis parvenu à rentrer, après avoir expliqué à plein de gens que j’étais invité dans la catégorie médias, un grand et sage garçon, m’a présenté à la demoiselle qui s’occupait du placement (rôle que je ne comprends pas, puisqu’on m’avait dit au préalable que les places étaient nominatives) et lui a lancé ceci:
- Choufi had seyed, rah gallik Média!!!!!!!
Gallik média!!??? J’allais lui exploser le portrait, tellement je me suis senti toisé par ce mec à qui je prédis, dès l’instant même, une place de choix dans la poubelle de l’histoire, la mienne du moins, mais je me suis retenu face au sourire de la demoiselle qui m’a conduit à ma place et m’a même prié d’excuser son ami, trop fébrile de la langue!
La suite est inutile à vous raconter, si ce n’est un détail, qui revient à chaque fois que j’assiste à un événement organisé dans une école dite « prestigieuse ». Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les étudiants de ces établissements, quand ils ont la parole, portent un accent très particulier lorsqu’ils parlent, mettent en évidence leur statut d’élite et finissent par poser des questions…débiles. Ce soir, j’ai vu une première, une question posée en anglais, par un mec qui n’avait de soucis que de bien rouler les R, façon CNN et que Tariq Ramadan a remis à sa place, dès lors qu’il a fini d’exposer ses talents linguistiques, pour ne rien dire, par un seul mot…OUF!
Au fait, Tariq Ramadan fut un régal, mais ça je vais vous le raconter Lundi… Allez bon Week end!
Vendredi, je Rencontre Tarik Ramadan!
Author: Robin Des Blogs | Filed under: Docteurho
Non, je ne rigole pas, et ce n’est pas juste un jeu de mots. Je vais le rencontrer et vous aussi vous le pouvez, si vous avez l’envie et le temps de vous déplacer à Rabat, où se tiendra une conférence de Monsieur Ramadan Vendredi 20 Novembre, au siège de l’ENIM. Je ne manquerais pas de remercier l’AEENIM (Association des étudiants de l’école nationale de l’industrie minière) pour cette opportunité qu’elle nous offre, en relançant le café scientifique, de plus belle manière.
Pour vous instrire, merci de contacter le comité d’organisation, aux coordonnées suivantes, ou de faire un saut sur la page facebook de l’evénement:
ECOLE NATIONALE DE L’INDUSTRIE MINERALE
Avenue Haj Cherkaoui
( Juste devant la Gare Rabat-Agdal) Agdal Rabat
Tél : (+212) 06 73 45 72 25
NB : inscription OBLIGATOIRE GRATUITE à la conférence en envoyant un mail à : enim.culturel2009@gmail.com
Récit de derrière les barreaux (7)
Author: Robin Des Blogs | Filed under: DocteurhoMa première matinée dans une geôle, allait être très instructive, même plus que je ne l’avais pensé. Durant les deux jours que j’ai passés dans cet endroit, chaque fois que j’arrivais à un stade d’apprentissage, ou que j’assistais à une scène du genre à vous hérisser tous les poils, je pensais que j’avais atteint le summum, le fameux maximum de la montagne. Cependant, il y avait toujours du nouveau, et pour ne rien vous cacher, chaque geste même des plus normaux avait son pesant de significatif en pareil lieu…
Après avoir terminé la prière du fajr, nous avons regagné notre place en cellule, notre Imam et moi. Notre première remarque à tous les deux, fut l’odeur nauséabonde des toilettes ! C’était encore un tour que nous avaient joués nos sens, puisque lorsqu’on était dedans, on s’était accommodés, vite fait, des éléments qui nous entouraient, mais une fois éloignés de ce milieu, juste les quelques minutes qui nous ont servi de pause religieuse, nous avions repris une vie normale ! On devait encore, supporter quelques instants de souffrance olfactive, pour ne citer que cette référence, avant que nous entrions dans le jeu. Quelques minutes plus tard, je senti le vieux ronfler paisiblement sur mon épaule qui lui servait de coussin, et comme j’étais aussi exhaussé que lui, sinon plus, je fermai les yeux et m’abandonnai à un sommeil salvateur, me permettant de m’évader du lieu plus que d’autre chose. Il n’y avait que cela qui pouvait le faire. Le rêve !
Dans la geôle, il n’y pas de temps, et on ne peut pratiquement jamais savoir quel heure il est, sauf quand la garde est relevée. Et à 6h00 du matin, pendant que je commençais à peine à entamer un songe réparateur, les grilles ont entonné une mélodie stridente, telle une harpe mal accordée, accompagnées des voix de nos adorables gardiens, avec des paroles aussi belles que « Anod adak weld l’9… » ! Un réveil on ne peut mieux, dans un lieu où la violence verbale, les rapports de force et la virilité exacerbée sont une rigueur. Cela me rappelait un documentaire que j’avais regardé il y a quelques années, et qui démontrait comment les langues germaines étaient les meilleurs choix pour le dressage des molosses, car les mots étaient formés de peu de syllabes, une ou deux pas plus, mais aussi par les terminaisons sèches. Une phonétique de pointe, pour mater les toutous qui devaient savoir qui était le maître. Pour nous, les détenus, c’était la même chose. Les policiers, aussi frêles qu’ils pouvaient être, s’armaient de leur vocabulaire le plus ronce et leurs répliques étaient bizarrement toutes débitées sur le DO majeur, mais sans vibrato, ni mélodie, puisque les rimes étaient exclues.
J’aurais aimé lister les magnifiques phrases, toutes faites, que nous entendions, mais comme j’ai peur que l’on aille faire le lien entre cela et mes déboires avec le capitaine Hdidane, je préfère vous laisser improviser, munis de vos souvenirs et de vos connaissances du vocabulaire marocain avec une recommandation particulière pour une imagination débordante, toutes les insanités possibles à écouter dans pareils lieux, surtout si le parolier, avait la muse biaisée par un pouvoir absolu.
Une fois tous les fils de putes, que nous étions pour nos tuteurs improvisés, étaient réveillés et debout sur pieds, nous fûmes priés de nous aligner contre le mur pour l’appel. Ce dernier se faisait selon la date d’entrée, et celle de la sortie possible. Le premier tri, consistait à séparer les éléments qui devaient être déférés le matin même des autres. Ceux là, étaient répartis en fonction de « spécialité », les ivrognes d’un coté, les coups et blessures d’un autre, et plus loin les dealers, les voleurs et violeurs. Il y avait même un pyromane dans le coin, un gentil garçon qui avait mis le feu à tous son village, juste parce qu’il ne trouvait rien à faire, et que personne ne lui donnait plus de travail. Les bleus, comme moi, c’est-à-dire ceux qui devaient encore rester pour encore 24H, étaient laissés dans la cellule, et on leur distribuait du matériel sanitaire pour faire le ménage. Mais attention, là aussi, il faut savoir que c’est le rang que vous avez dans la hiérarchie locale qui fait de vous ce que vous êtes. Pour ne pas faire la « femme », et je m’excuse auprès de toutes les femmes pour cette allusion discriminatoire à mon sens, mais qui est hélas, très réelle dans un univers machiste comme la geôle, pour ne pas dire le Maroc en général ; il vous faut vraiment user de toute la testostérone que vous possédez ou de vos contacts et autres billets de banque, cigarettes et tout objet à valeur d’échange. L’humiliation et la soumission, ont un sens très profond en prison, et si vous ne savez pas gérer votre rang, vous placer parmi les plus forts, vous finirez par faire le sale travail.
Les gardiens distribuaient les ballets, les serpillières et les récipients d’eau au chef de chambre, et c’est ce dernier qui se chargeait de désigner les « femmes ». Commençait, alors, une véritable marrée de yeux doux, que tout le monde faisait au « chefchambré », pour rester fidèle à la dénomination, pour qu’il lui épargne la tare. Lui, avait l’obligation de corroborer son statu par une exécution rapide de la chose, et surtout l’occasion de se venger encore plus, de toute personne ayant osé froisser ses sentiments. Il tendit le matériel aux trois mastodontes qui lui avaient cherché la petite bête la veille, sans émotions et vida les lieux suivi de nous tous. Il faut que je vous dise, que tout le monde a baissé la tête, évidant de croiser le regard des élus, pour ne pas se voir imposer leur force, et hériter de leur fardeau. Personnellement, je ne risquais rien, puisque j’étais l’ami du chef, mais je pressai le pas, toutefois, pour augmenter mes chances de fuite. Les policiers, eux, se sentirent tout contents de voir les choses ainsi se passer, et eurent même le plaisir de rabaisser encore plus, les « femmes » en leur ordonnant de bien laver les toilettes et de faire briller le plancher.
On les regardait tous faire, et plus les remarques risibles des geôliers étaient acerbes, plus les trois mecs rougissaient de rage. De leur entrée musclée il ne restait plus que des chimères, vieux souvenir d’une suprématie qui leur semblait acquise. Maintenant ils faisaient plus pitié qu’autre chose, et pour moi, cela portait son lot d’émotions, car la leçon d’humilité était flagrante. Quelques minutes plus tard, quand le ménage fut fait, nous regagnâmes la cellule, tandis que des inspecteurs de police commençaient à investir les lieux pour emmener les détenus à déférer au tribunal. Ma surprise fût grande de voir Mou3awiya se faire héler, lui qui ne devait être présenté devant le procureur que Vendredi, comme moi, pour rejoindre le lot, avec sa petite armée de copains. Surpris, tout comme moi, au début, on lui fit comprendre que son père s’était arrangé pour lui faire quitter les lieux, et qu’il allait être libre dans pas longtemps.
En partant, Mou3awiya me fit les bises ainsi qu’à l’Imam, et me fit comprendre qu’il allait me rendre visite un de ces jours au bureau. Moi, je faisais mine de lui rendre les amabilités, mais en fait je ne pensais qu’à une chose, une remarque que peut être, j’étais le seul à faire. Dans le coin, les trois « femmes » nous regardaient avec un rictus aux allures peu rassurantes…
