Audaces Fortuna Juvat
Article tagué Flash Back
Le premier jour du reste de ma vie
27/07/10
Ce matin, je prends le train, encore, pour une destination que je n’aime plus et dont j’aimerais faire le trajet pour la dernière fois. Je m’en vais à El Jadida, ville de ma torture et de cette déchirure qui m’a scindé, à tout jamais, en deux parties distinctes, au propre comme au figuré. Je m’en vais, vivre quelques jours, quelques semaines encore, sous le joug d’une terre qui ne me signifie que des malheurs, bien qu’il y vive des gens dont je me suis fendu d’amour dès le premier jour, pour toujours, et n’emporte avec moi que l’espoir d’une délivrance incessante.36 Au CHP d’El Jadida
27/04/10
Quand j’ai téléphoné à mon psy ce matin, je suis resté longtemps à réfléchir au pourquoi de sa demande de me voir, non à son cabinet comme de coutume, mais à son bureau au service psychiatrie de l’hôpital Mohamed V, où il était également responsable. Le CHP Med V d’El Jadida ne m’est pas inconnu, je l’ai visité à maintes reprises car j’ai des amis et autres voisins qui y travaillent, et vu que mon bureau se trouve à quelques pâtés de maisons de là bas, j’y allais souvent pour profiter des pris de la cantine.
Ce matin, et en traversant le portail, je le voyais différemment, j’y entrais d’un autre pied. J’étais un patient comme tous ceux qui pullulaient dans les allées de l’immense édifice, ou jonchaient le sol et les trottoirs d’en face, attendant l’heure de leur osculation, chacun pour son mal, chacun de sa propre douleur tue, criée voire exagérée des fois. Ce matin là, j’avais une envie bizarre de rendre et je sentais pour la première fois, l’odeur infecte de la maladie, les senteurs cliniques, typiques de pareils endroits. En me dirigeant vers le service de psychiatrie, je feintais le pas, je faisais attention à ce qu’on me prenne pour le visiteur que j’ai toujours été, tentant tant bien que mal de dissimuler ma crainte qu’on sache le pourquoi de ma présence et qu’on me posasse des questions auxquelles je n’aurais osé répondre, ni par un mensonge ni pas toute la vérité, car je ne connaissais ni l’une ni l’autre.
Le Point de non Retour…
14/01/10
Cette nuit j’ai dormi comme un bébé, peut être est ce l’effet du JIN ou cette béatitude qui me prend soudainement, et bizarrement alors que tout va mal et que rien ne semble s’arranger…C’est comme si c’était une ivresse pareille à celle de l’overdose, le point de non retour…Cette forme d’ébriété qui vous transporte sur un chemin sur lequel vous n’avez plus de choix à faire ni de tourments, là où il n’y a plus de peur, plus d’angoisses et tout semble parfait, puisque le pire est déjà passé… La suite >
Obsessions Chroniques
24/01/09
Je ne devrais pas écrire, ce que je me prépare à balancer sur la page blanche. C’est la phrase qui a parcouru ma tête durant tout le temps que ça m’a pris pour me décider à commencer cette aventure. Un temps comme quelques 20 ans que j’ai passées à me torturer à coups de questions aux quelles je ne trouvais absolument aucune forme de réponse. J’ai passé de longues nuits à réfléchir, à penser et à panser, mais sans résultat, et m’est avis qu’est venu le temps de crever l’abcès et de laisser jaillir cette chose qui est en moi…
L’exfoliation par le récit, c’est la base même de toute thérapie, telle que axée sur l’extériorisation des sentiments et des souvenirs refoulés aux fins fonds de la mémoire. Un amas de faits, de gestes et de sensations qu’on croit avoir placardés pour de bon, mais qui trouvent toujours leur chemin vers la sortie. Vous savez, certainement de quoi je parle, puisque chacun d’entre nous porte en lui ses petits complexes, ses tares quelques relatives qu’elles soient, mais tares quand même. L’être humain est un ramassis de complexes, mais personne n’ose avouer cela devant le reste du monde. Enfin il y en a qui le font, mais tendent toujours à minimiser les choses. Moi, non! Je dirais ce que je sens. Je dirais ce que je pense et surtout je raconterais ce que j’ai vécu sans trop peser mes mots. La suite >
Et si j’etais vraiment docteur
6/02/08

Décidément, je me sentirais toujours en manque car je ne me rassasies jamais d’histoires à raconter. Il y’en une, très particulière, celle d’une T’biba qui me fais regretter de plus en plus de ne pas avoir été médecin comme Houda ma camarade de classe en CP.. à la question ; que veux-tu devenir qd tu seras grande? elle répndait toujours, « ze veux devenir Médecin », dans son français zozottant et parfait ! Moi je disais, « Direceteur de Banque! », carément!! La suite >




