Articles contenant le tag enfance

Shame on you!

Je n'ai pas eu beaucoup à réflechir, ni à trop me demander quoi faire quand j'ai vu ce groupe sur facebook, des suites d'une requête d'un ami qui m'a demandé de l'aide pour supprimer cette honte.

S'il est vrai qu'il est un droit à tout un chacun de s'exprimer et de livrer le fruit de sa pensée, personne n'a à insulter, injurier et diffamer son opposant, du moment qu'il a choisi de ne pas être comme lui. Prendre et assumer une position différente, ne veut pas dire se moquer et dénigrer l'autre, or à la lecture et au visionnage de ce contenu que je vous livre aujourd'hui, l'évidence se fait à l'oeil nu: il y a préjudice!

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L’aître à mon amour

Je ne sais pas par où commencer ni quoi te dire, je sens juste une envie de te parler de choses qu’il me tient à cœur de te dire en cet instant où je pense à toi, et où je ne peux te parler ni te voir… Sans doutes est ce là un autre signe du destin qui m’obligera à aller jusqu’au bout de mes souffrances et mes attentes… Je ne pensais pas pouvoir aimer une femme après avoir aimé celle qui a été la seule vraie femme de ma vie. Je ne pensais pas que j’allais éprouver l’envie d’appartenir à une autre femme comme j’ai envie de choir entre tes bras et m’abandonner au suave de ton amour, mais…
Tel un orage au dessus d’une mer d’huile, je sens que mes sentiments rebutent sur une réalité qui fait de moi un être mal vu, d’abord par moi-même qui suis un individu tellement regardant au détail du détail que je me trouve incapable de croire que je puisse être un homme heureux à tes cotés, non pas que tu ne saches pas me donner ce dont j’ai besoin, mais parce que la hantise de ne pouvoir niveler ta grandeur me tuera au jour le jour, et me fera du mal à chaque fois que je sentirais que je t’aurais privée de quelque chose aux dépends d’un amour trop parfait dans un sens ou l’autre… Lire la suite »

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L’enfant qui brandit le CATANA de la paix…

La chose la plus difficile à dépasser dans la vie d’un homme est l’échec. Certains le surmontent en silence, d’autres pleurent leur sort tout en continuant à chercher une issue favorable et certains ne peuvent même pas réagir et finissent par sombrer dans les abysses de leurs peines, victimes de leurs appréhensions du futur, et surtout du changement… Je ne suis ni l’un ni l’autre de tous ceux là. Je suis un individu qui a tellement essuyé d’échecs, en amour surtout, qu’il n’y a plus de douleur qui puisse m’affecter ni me faire du mal, à l’instant comme de mon passé. Je suis une montagne tellement immense que nulle souffrance ne peut atteindre mes cimes, là où toutes les décisions se prennent, puisque mon cœur, à lui seul, ne peut assurer toute la crédibilité dont ont besoin mes actes, depuis qu’il n’a pas su m’aimer autant qu’il les a aimées elles. Depuis qu’il l’a aimée Elle ! Rien qu’Elle ! Lire la suite »

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Le Point de non Retour…

Cette nuit j’ai dormi comme un bébé, peut être est ce l’effet du JIN ou cette béatitude qui me prend soudainement, et bizarrement alors que tout va mal et que rien ne semble s’arranger…C’est comme si c’était une ivresse pareille à celle de l’overdose, le point de non retour…Cette forme d’ébriété qui vous transporte sur un chemin sur lequel vous n’avez plus de choix à faire ni de tourments, là où il n’y a plus de peur, plus d’angoisses et tout semble parfait, puisque le pire est déjà passé… Lire la suite »

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Un brin de vérité…

Ce qui m’a toujours paru le plus dangereux, c’est de ne pas avoir une vie normale. Peut être que pour vous aussi c’est le cas, je n’en sais rien, mais pour moi, ceci est une affaire qui a toujours eu la plus grande emprise sur mes réflexions les plus profondes. Mon père est mort à 33 ans, et j’ai toujours cru que moi aussi j’allais m’éteindre aussi jeune que lui, vu que je lui ressemble beaucoup, presque comme deux gouttes d’eau, à la seule différence, que lui était un beau gosse qui volait aux commandes de son avion, et moi juste un mec ordinaire qui ne sait pas faire grand-chose, à part couiner ses jérémiades , à l’heure ou tout homme sensé avoir de la foi et surtout de la force, saurait aller de l’avant et chercher le bout de lumière dans la noirceur du tunnel… Lire la suite »

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Mon papa n’est pas mort…

Tous les dimanches matin, dès que le muezzin eut appelé au fajr, je me réveillais en compagnie de grand papa, avec qui je passais la nuit à écouter la radio. Nous faisions nos ablutions, enfin lui faisait les siennes, moi je le singeais tant bien que mal, tandis que grand maman, elle, avait déjà préparé le délicieux m’semen et s’occupait à préparer la djellaba de sidi Addellah et sa canne qui lui servait plus à imposer un respect que tout le monde lui vouait, lui qui était un grand homme dans tous les sens. Mon grand père était mon idole, je le lui collais aux pieds et essayais d’être son égal. Il lisait beaucoup, surtout le coran, et avait une habitude très spéciale, tous les dimanches…

Me lever de si bonne heure était un plaisir pour moi. Je me délectais du m’semen pendant que Gand papa s’habillait pour aller à la mosquée, et dès que ce dernier était paré pour sortir, je m’empressais d’enfiler mes souliers et de lui prendre la main. Dehors, tous ceux qui partaient vers « Jamaa Moulay Alhassan », saluaient mon père avec beaucoup de chaleur et de respect et me collaient des bises ou me caressaient les cheveux tendrement. J’étais fier d’être le fils de cet homme qui était le gendre de l’homme qui me tenait la main, particulièrement quand les gens m’appelaient « weld Chahide »…

Dans la mosquée, je regardais les hommes se plier à une rigueur religieuse que je ne comprenais pas encore, mais qui me fascinait par la chorégraphie et surtout par la mélodie du coran psalmodié à la façon marocaine, par l’imam qui n’était autre que le frère du mari à la tante maternelle de Maman. Dans ma famille maternelle, presque tous les hommes étaient des Imams, des fkihs ayant appris le saint coran et officiant dans les mosquées un peu partout entre Essaouira et Kenitra. Mon grand père était le seul à avoir choisi de faire autre chose, après son retour de la guerre mondiale. Il faisait l’intérim parfois de certains Imams, mais n’a jamais voulu en faire un métier à part entière, même s’il ne faisait rien depuis sa retraite.

Sidi Abdellah ben lhachmi Essbai, était un homme qui surplombait tous les autres par sa taille élancée. Il avait une voix rauque mais il parlait sur un ton apaisant et doux. Il portait toujours un chapeau dit watani, et une djellaba en laine, blanche les vendredis, et de couleurs diverses en semaine. Le dimanche, c’était la djellaba makhzania, qui lui servait de parure officielle en tant que membre du club des anciens combattants de Kenitra. Maman prenait toujours, le soin, de me dire de ne pas faire de bêtises quand j’allais avec grand papa à cet endroit. Elle me disait que je devais bien me comporter pour qu’elle soit fière de moi, et pour qu’elle m’achète le vélo dont je rêvais…

Une fois la prière finie, et avant de rallier le club où pendant toute la matinée, les anciens combattants de l’armée française et de l’armée de libération allaient se raconter des histoires, les mêmes de tous les dimanches, en jouant aux cartes, au dames ou aux dés ; nous partions au café Tanjaoui, où nous prenions notre petit déjeuner, en compagnie d’autres hommes tous parés d’insignes, comme celles qu’arborait fièrement mon grand père. Cela me rappelait une médaille que maman gardait précieusement et à laquelle je n’avais pas le droit de toucher, elle trônait sur la vitrine du hall, entre le portrait de mon papa et son diplôme de TOP GUN. Je me rappelle, encore, de ce jour, où après m’avoir bien habillé, ma maman m’avait pris la main durant tout le trajet que nous avions fait à bord d’une jeep de la gendarmerie, pour que je n’aille pas taquiner la crosse du pistolet du gendarme qui me fascinait beaucoup. Les mains moites de maman semblaient pleurer les larmes qu’elle n’osait plus verser, et qu’elle remplaçait désormais par un sourire courtois, à tous les gens qui avaient pris place à coté de nous, dans une grande salle, où plein d’hommes en uniformes étaient assis en face de nous sur une estrade, pendant que l’un deux, aux épaules étoilées, faisait un discours longuement applaudit par l’assistance. Des hommes défilèrent, ensuite, sur l’estrade, et après leur avoir rendu le salut militaire et serré la main, l’homme aux étoiles sur les épaules, leur accrochait des insignes sur la poitrine, tandis qu’eux, gonflaient la poitrine fièrement avant de se tourner vers nous, et nous adresser un salut militaire. Je regardais ce défilé avec un air amusé, quand maman se mit debout et marcha vers l’estrade, me tirant dans la lancée, derrière elle. Nous escaladâmes les trois marches sous les applaudissements et nous nous retrouvâmes devant cet homme qui nous saluât avec beaucoup de respect. Il prit une jolie médaille en forme d’étoile, pareille à l’étoile verte du drapeau qui était mon premier exercice de dessein à l’école et en mettant un genou à terre, il vint l’accrocher à ma poitrine. Il me prit ensuite par les épaules, me fit les bises, et me dit : « Ton papa tenait à ce que tu aies cette médaille à sa place, et tu dois savoir, que nous tous sommes tes papas désormais…Ton papa n’est pas mort ! »…

En descendant les marches, toujours en tenant la main de maman dont les larmes avaient cessé de couler depuis longtemps, les miennes s’abattaient de mes paupières en contraste avec le sourire que j’affichais fièrement pendant que les hommes en faction, rendaient les honneurs au martyr, armes à l’épaule, à notre passage devant eux…Depuis ce jour, et chaque dimanche, lorsque je partais au club des anciens combattants, je n’étais pas l’enfant que tout le monde voyait, mais un petit homme qui ne rêvait de revenir un jour dans ce lieu, avec plein d’insignes sur la poitrine et d’histoires de guerre à raconter…

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